Le Living Lab SCP

60 ans d’expertise agronomique en soutien des filières provençales

Projet Aper’Eau : des fruits secs et des olives « Made in Provence »,
relancer des filières emblématiques à fort potentiel

Pour soutenir les plans de relance et de diversification de l’arboriculture régionale, la SCP mobilise son expertise pour mettre au point des techniques d’irrigation innovantes pour les cultures d’amandes, de pistaches et d’olives.

Grâce à un réseau de sites de référence chez des producteurs de la région, le projet s’attelle à comprendre les besoins en eau d’irrigation des systèmes de productions provençaux pour une irrigation agro-écologique et de résilience. Les premiers résultats sur des amandiers sont très intéressants, les phases clés du développement de l’arbre sont mieux comprises et le partage d’expérience avec l’ensemble de la filière permet d’affiner et de mutualiser les connaissances.

Grâce au webservice SCP AgriDATA, la collecte et le partage de données sont facilités.

En partenariat avec :

Projet Objectif rosé : Quelle irrigation pour un rosé d’excellence ?

Le changement climatique est un défi immense pour cette filière emblématique de nos terroirs provençaux. En suivant grâce à des capteurs de flux de sève, des parcelles de référence dans la région, nous affinons la trajectoire idéale d’irrigation pour le meilleur des rosés.

 

Projet REUT

Cette démarche englobe différents projets en France et à l’international et s’intéresse aux différentes facettes de la Réutilisation des eaux usées traitées en agriculture : traitement de l’eau, systèmes d’irrigation, agronomie, gestion du risque sanitaire et environnemental, approches sociales et participatives….
La REUT peut aider à anticiper et à répondre aux nouveaux besoins face au changement climatique. En effet, la pénurie d’eau est une menace pour les générations futures qu’il faut apprendre à anticiper dès à présent.

Découvrez quelques exemples de projets REUT :

  • L’un des premiers projets de REUT française se trouve sur le site de Porquerolles. Ce site utilise depuis 40 ans les eaux usées traitées pour l’irrigation des vergers de figues. Nous y avons réalisé un retour d’expérience sanitaire et agronomique avec le Parc national de Port Cros et le soutien de l’Agence de l’eau.
  • Dans un même temps, la SCP a été porteuse du projet Réad’apt, initiative de R&D située dans le Parc naturel régional du Luberon en partenariat avec INRAE, Aix-Marseille Université, CCPAL, ECOFILAE et les Chambres d’agriculture.
  • Un projet de REUT viticole est en projet sur la commune de Gonfaron. Il s’agit de déployer un périmètre irrigué en vigne, intégré à la concession de la SCP, avec pour la première fois l’utilisation d’une eau non conventionnelle, ce qui est un premier pas pour la société.

En parallèle, plusieurs études sont menées concernant la réutilisation des eaux usées en Tunisie et en Europe. Cliquez ici pour en savoir plus sur les études menées en Tunisie.

Retrouvez toutes nos références, sur nos différents projets en irrigation, agronomie, infrastructure hydraulique, barrages, ici.

Projet Regain

Le plateau de Valensole, en région PACA, est un territoire agricole dynamique et à fort enjeux tourné majoritairement autour de la production de plantes à parfum et de blé dur. Il fait néanmoins face à diverses difficultés depuis plusieurs années : environnementales (zone vulnérable nitrates, pollutions de captages d’eau potable, problèmes de fertilité des sols, dépérissement du lavandin), économiques (filière du blé en difficulté) et climatiques (périodes de sécheresse de plus en plus longues).

Pour y remédier, la Société du Canal de Provence a initié en 2014 le projet REGAIN, accompagnée de 3 partenaires : le Parc Naturel Régional du Verdon, la Chambre d’Agriculture des Alpes-de-Haute-Provence et la chaire AgroSys de Montpellier Supagro. L’ambition principale étant d’accompagner les agriculteurs du plateau dans la transition Agroécologique par le développement de pratiques performantes, résilientes et préservant l’environnement.

Cette transition se base sur trois piliers au sein desquels plusieurs actions sont déployées par les partenaires :

  1. Cultiver la diversité des agrosystèmes
  2. Replacer le sol et la matière organique au centre des préoccupations
  3. Optimiser l’efficience des intrants et réduire leurs impacts.


REGAIN est également fondé sur un partenariat large et des échanges avec les agriculteurs, les instituts techniques (Arvalis, CRIEPPAM), les organismes économiques et les unités de recherche et universités, afin d’améliorer les techniques. Avec l’appui de la Chaire AgroSYS, différents stages et projets étudiants ont aussi été menés sur différentes thématiques (biodiversité, diversification des cultures, télédétection…).

La stratégie d’action pour chacun des piliers consiste à identifier les pratiques agro écologiques, les évaluer et les diffuser auprès des agriculteurs et des acteurs économiques.

Ainsi, 6 axes de travail ont été définis traduisant la pluralité de leviers à actionner pour répondre à l’ambition générale :

  • Qualité des sols (Parc Naturel Régional du Verdon)
  • Fertilisation en grande culture (CA04)
  • Irrigation (SCP)
  • PPAM (CA04)
  • Agriculture paysage et biodiversité (PNRV)
  • Diversification des cultures (CA04)

La SCP est notamment impliquée dans la thématique irrigation afin d’accompagner les lavandiculteurs vers une irrigation de résilience en :

– Valorisant la capacité naturelle de tolérance à la sécheresse du lavandin
– Mettant à disposition des indicateurs clairs et simple à utiliser comme aide à la décision
– Evaluant l’impact de l’irrigation sur les performances agro-environnementales.

Pour cela, depuis 2019, 11 parcelles, en irriguée et en sec, ont été équipées en outils de mesures (tensiomètres, pluviomètres, dendromètres …) pour suivre en temps réel les différentes données climatiques sur SCP Agridata. Un cadre analytique du cycle du lavandin sous forme de périodes a été mis en place afin d’analyser des indicateurs clés (climatiques, plantes, agro climatiques), dans le but d’aider les agriculteurs ou leurs conseillers dans l’anticipation des opérations culturales.

En partenariat avec :

Zonage agro-climatique des territoires : pour une amélioration des connaissances pour les filières régionales

Afin d’améliorer et de partager la données agro-climatique sur le territoire, la SCP consolide son réseau de mesures en lien avec des organismes régionaux comme le CRIIAM Sud. Climat, météo, teneur en eau des sols…ce projet permet de consolider et de restituer aux filières des données agro-météo pertinentes. Suivez la mise à disposition des résultats sur l’Observatoire provençal.

En partenariat avec :

Agriculture de conservation des sols (ACS)

Le réchauffement climatique impacte directement les cultures.  Le climat est de plus en plus instable avec une augmentation des journées atypiques (beaucoup de pluie ou des journées très chaudes, des gelées tardives…). Ces changements rendent le système agricole complexe.

En effet, cela accroît l’évapotranspiration, dégradant ainsi le bilan hydrique des sols. L’irrigation est une solution pour contrer les effets de la sécheresse mais elle peut être source de conflit. L’agriculture compte 25% de prélèvements d’eau en Europe, pouvant atteindre jusqu’à 80% dans certaines régions méditerranéennes. Il est donc primordial de trouver des solutions face à cette problématique.

L’agriculture de conservation des sols intervient en ce sens. La première vocation de l’ACS est de limiter l’érosion du sol et de sa fertilité, d’avoir des systèmes de production durables et résilients dans un contexte de changement climatique et d’augmentation du coût des intrants. Le but est de limiter le nombre de labours et de réduire sa consommation en eau.

Elle repose alors sur trois piliers :

  • Des rotations culturales longues et diversifiées
  • La couverture permanente du sol
  • Un travail du sol minimal voire nul (semi direct)

 

La couverture végétale permet alors de structurer le sol, protéger du dessèchement, augmenter le taux de matière organique, favoriser notamment la présence de vers de terre. Cela permet une réduction de l’évaporation et donc une augmentation du stockage de l’eau dans le sol. Cela permet potentiellement de stocker plus d’eau l’hiver pour limiter les besoins en irrigation au printemps et en été. Le but étant de réduire la dégradation des sols et d’améliorer à terme leur fertilité en s’appuyant sur les processus naturels de l’écosystème sol en remplacement de certains intrants.

Des expérimentations sont réalisées sur deux secteurs différents :

  • En Provence, l’expérience est menée chez une dizaine d’agriculteurs. La Société du Canal de Provence met en place des équipements de suivi (tensiomètres, sondes…) pour évaluer les pratiques d’irrigation.
  • En Occitanie, sur le site expérimental de Lavalette (INRAE) à Montpellier, des parcelles de grandes cultures vont être irriguées en aspersion et goutte à goutte enterré dans le cadre de l’ACS.  Une parcelle témoin permettra de comparer les deux systèmes. Elle permettra également de suivre la dynamique d’évolution des propriétés hydriques du sol au cours de la phase de transition.

Cette thèse est réalisée en partenariat avec UMR Gestion de l’eau et des doctorants (SCP).